Après plusieurs années dans la Royal Air Force puis dans le conseil en management, John Fisher a consacré sa vie professionnelle aux études universitaires en psychologie. John Fisher s’est principalement intéressé au change management. Sa courbe de transition reflète la dynamique adoptée par les individus face au changement.
La métaphore la plus souvent utilisée par Fisher pour illustrer la réaction des individus face au changement est celle du pont qui doit relier deux sommets.
Le premier sommet étant la situation actuelle et le sommet à atteindre étant l’objectif.
Face à ce pont, les individus ne vont pas réagir de la même manière et plusieurs paramètres vont interférer leur raisonnement : longueur du pont, hauteur de vide, rigidité du pont, etc, etc…
Les différents états décrits par Fisher sont les suivants :
L’anxiété : les individus prennent conscience que quelque chose va se passer quelque part. Cela se traduit par une forme d’inquiétude qui est la conséquence de l’incapacité de s’imaginer ce qui va se passer, comment, qui en est responsable etc…
Le bonheur : Il s’agit ici de la prise de conscience que le sentiment précèdent est reconnu et partagé par d’autres. Il y a ici deux aspects. Premier aspect, la joie est portée par le fait que quelque chose va changer. Peu importe que le passé ait été positif ou négatif, il y a une certaine excitation relayée par cette nouveauté. Le deuxième aspect est de l’ordre de la satisfaction personnelle : l’individu avait vu juste, sa vision était correcte.
Cette phase est certainement une des plus intéressante d’un point de vue managérial. En effet, le but serait de la maintenir le plus longtemps possible afin de minimiser l’impact du reste de la courbe. En impliquant les individus, en communiquant régulièrement, l’adoption est facilitée.
Peur : le changement est imminent et par conséquence les habitudes des individus vont être impactées. Les individus vont devoir changer leurs habitudes et cela entraîne une modification de la perception d’eux même et de la vision des autres (extérieurs au changement).
Toutefois le changement est perçu comme accessoire et les individus continuent de croire qu’ils vont plus ou moins continuer à travailler de la même manière.
Menace : le changement est ensuite perçu comme profond. Les individus s’aperçoivent que leur mode de vie va radicalement changer. Les anciennes règles vont sûrement disparaître, les nouvelles règles ne sont pas encore déterminées. Les individus ne savent pas comment ils vont devoir agir ou réagir dans ce nouvel environnement.
