Beaucoup d’entres vous se poseront les questions: Qui est l’auteur de ce blog? Pourquoi ce blog? Quel crédit?
Pour le “visuel”, le CV est ici ou ici.
Pour le reste, voici quelques tentatives de réponses…
Premièrement, qui suis-je?
Voila bientôt une dizaine d’année que je suis entré dans le monde de l’entreprise. Diplômé ingénieur de l’université de technologie Compiègne, j’ai au travers de mes études et de mes différents stages découvert une passion pour la gestion de projet et le management de transition: gestion de projet complexes et stratégiques, adoption de nouvelles technologies, refonte de modèle opérationnel, etc., etc. Au delà de cette passion, j’ai depuis longtemps été intrigué par l’individu face au changement. Comme presque par nature l’homme résiste au changement, beaucoup de mes investigations tournent autour de ces questions: comment maîtriser les facteurs humains dans la transition? Comment minimiser les risques d’échec? Quels sont les mécanismes et techniques en place? Quels sont les leviers d’action, d’influence, d’appropriation?
Chacune de mes expériences professionnelles a partiellement répondu à ces questions mais je vais essentiellement approfondir la plus récente car elle justifie ce blog.
Brièvement, pour retracer mon parcours. J’ai d’abord travaillé dans l’industrie chimique dans un département engineering afin d’optimiser les moyens de production en place. Puis dans la prestation de services pour des problématiques de gestion de projet et d’assurance qualité dans l’industrie pharmaceutique. Ensuite, j’ai migré vers le consulting pour un vendeur de logiciel afin de travailler sur des problématiques d’amélioration continue type 6 sigma/Lean pour divers segments industriels. Enfin, ce qui constitue ma dernière expérience à ce jour, j’ai effectué un projet de migration de modèle opérationnel dans une grande institution financière américaine à Hong Kong.
Deuxièmement, le déclic
Ma dernière expérience professionnelle a été un tournant dans ma carrière. Fait du hasard, je me suis retrouvé à Hong Kong et Citigroup m’a offert l’opportunité de gérer la partie Asie d’un programme global de migration de leurs activités services pour les clients corporate et institutions financières.
Je me suis donc retrouvé “parachuté” dans une banque américaine et face à ce qui constituait pour mes sponsors Asie un projet titanesque. “As big as the Everest” comme le répétait souvent mon manager. Le même manager qui rajoutait ces propos très encourageants lors de nos arrachages de cheveux sur tableau blanc: “Seb, this project is too big, we can’t make it”…
Ce “can’t make it” est devenu pour moi source de motivation supplémentaire. Comme je suis assez joueur et que je n’aime pas perdre, je me suis mis dans la tête que ce projet ne pouvait pas échouer. D’après la littérature, les projets de gestion du changement font votre carrière ou la brise. Fallait pas m’en dire plus…
Sans passer par les détails qui ont fait de ce projet un succès pour l’Asie, je me suis basé sur un des dix commandements et j’ai decomplexifié le projet. Je l’ai donc découpé en rondelles afin que l’Everest ne devienne qu’une succession ou un assemblage de collines. Grosso modo: 1 Everest = 4 Mont Ventoux. C’est simple!!! A vos vélos quand même et revenez me voir quand vous aurez réussi le Ventoux
A posteriori, comme c’était ma première expérience côté business, je pense que, à la fois mon cursus universitaire d’ingénieur et, à la fois mes expériences dans l’industrie, m’ont beaucoup facilité la tâche. En effet, j’utilisais souvent des méthodologies de décomposition en éléments simples ou en séquences pour comprendre et analyser des phénomènes mécaniques ou automatiques complexes.
J’ai appliqué cette méthode et, ce qui au départ – 16 pays, 5 Hubs, 3 business lines, 2500 personnes impactées – était une page blanche, un puzzle difficile à analyser, est devenu un projet au sens propre et strict du terme.
Dernièrement, pourquoi ce blog?
Pour deux raisons.
Parce que mon expérience précédente a été extraordinaire. Ce fut un combat très difficile mais parce que les fondamentaux ont été respectés la région Asie fut la première région mondiale à livrer le projet. Ce fut une expérience humaine, culturelle, sociale et professionnelle très enrichissante. Très pompeuse en énergie mais j’ai fait mes quatre Ventoux. Sans produits dopants!
Je me dois de capitaliser sur cette expérience.
Parce que le change management n’est pas une fatalité. Il est clair que le changement c’est quelque part comme les impôts: c’est inévitable. Mais cela ne veut pourtant pas dire que ce n’est pas excitant, motivant, revigorant et réjouissant.
Tout est une question de choix. Nous avons toujours le choix de répondre positivement ou négativement au changement. En management, choix est souvent synonyme de décision. Changer, c’est choisir, c’est décider. Voila certainement l’élément clé du succès ou de l’échec. « Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent » disait Machiavel.
En conclusion, la motivation de ce blog est purement didactique. Pour moi, pour mes lecteurs. Par mes expériences, par mes lectures, par mes rencontres…